La Conversation de Jean d'Ormesson mise en scène d'Alain Sachs

La Conversation de Jean d'ORMESSON mise en scène par Alain SACHS

LA CONVERSATION 

De : Jean D'ORMESSON
Mise en scène : Alain SACHS

Avec : Aurélien WIIK (Napoléon Bonaparte) et Alain POCHET (Cambacérès

Assistante à la mise en scène : Corinne JAHIER 
Costumes : Pascale BORDET
Lumières : Muriel SACHS & Pierre MILLE

Durée : 1 heure 10

À PARTIR DU 09 OCTOBRE 2018
THÊATRE DU GYMNASE MARIE-BELL

Résumé de la pièce :
Napoléon n’est le fils que de ses propres œuvres. Il s’engendre lui-même. Il est un mythe vivant, une légende qui se crée, un dieu en train de surgir. Il est cette chose si rare à la source de toute grandeur : une ambition au moment même où elle se change en histoire, un rêve sur le point de devenir réalité.

Jean d’Ormesson, à travers une soirée improvisée et imaginaire en décembre 1803 entre Bonaparte et son fidèle deuxième consul Cambacérès, a tenté de saisir l’instant où Napoléon, adulé par les Français qu’il a tiré de l’abîme, décide de devenir Empereur !

Un coup de folie, un pari fou et apparemment impossible sur l’avenir de notre pays. Il est vrai que depuis on en a vu d’autres…
Une soirée instructive, ludique et mutine à l’image de cet auteur que nous avons tant aimé.

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NOTE D'INTENTION D'ALAIN SACHS

 

L’ami Jean D’Ormesson qui savait avec une telle gourmandise se montrer aussi primesautier que profond, aussi nostalgique que léger, titillé depuis longtemps par la tentation de l’écriture théâtre qu’il n’avait encore jamais osé aborder, a enfin un jour décidé de s’y confronter.
Ce faisant, il a, je pense, eu tout bonnement une idée de génie.

Lui s’en défendait en présentant la chose plutôt comme un essai de débutant, une sorte de modeste variation à la manière du Neveu de Rameau de Diderot ou du Souper de Jean-Claude Brisville.

Mais la vérité est toute autre ! Car tel Le Bourgeois Gentilhomme qui faisait de la prose sans le savoir, D’Ormesson a bien dès cette première tentative, qui du reste fut malheureusement la seule, fait du vrai et du grand théâtre sans le savoir ! Enfin sans le savoir...très malin et légèrement roublard comme il pouvait l’être parfois, la chose reste encore à prouver...

Car enfin, avoir eu l’idée d’asseoir toute sa dramaturgie sur cet instant T précis et totalement imprévisible où a pu naître chez un jeune Bonaparte de 34 ans, alors déjà Premier Consul couvert de gloire, le dessein complètement fou et improbable de se proclamer Empereur ! Ceci juste afin tel César, de conquérir définitivement le monde dans son entièreté et en toute impunité.

Mais quand du reste cette lubie a-t-elle bien pu lui prendre ? Un matin en se rasant devant la glace ? À l’école, tout petit déjà ? Par une nuit d’insomnie arrosée et quelque peu délirante ?

Cette sorte d’hommes qui rêvent d’impossibles rêves pour finalement les réaliser avec autant de puissance que d’innocence, resteront toujours des énigmes pour nous autres pauvres hères. à déjà ne jamais savoir si on arrivera seulement à accomplir notre petite besogne du jour...

Mais comment naissent ces rêves ? À quelles impérieuses nécessité font-ils écho ? Par quelles forces suprêmes et supérieures vont-elles pouvoir s’accomplir ?

Notre actuel Président de la République, si manifestement habité par cette conviction d’être lui-même porté par une mission quasi divine qui lui fera accomplir un grand destin fait-il lui-même partie de ce club très fermé ?
Une mise en perspective qui, très naturellement, viendra sans nul doute mettre un piquant supplémentaire à certains propos de Napoléon dont Jean D’Ormesson s’est évertué à les choisir et les citer dans leur pure authenticité.

Alors voilà, un soir après une rude journée de travail, à l’instant précis où le deuxième Consul Cambaceres donne congé à Bonaparte pour aller dîner en ville, dans une situation totalement imaginaire qui ne peut être que l’œuvre d’un grand romancier, celui-ci le retient innocemment quelques minutes, histoire de papoter entre collègues pour se détendre après le turbin.

Mais surtout, bien sûr, histoire essentiellement de sonder sur son ami et principal soutien, les effets de ses délires nocturnes...

Une simple petite soirée entre amis en somme, un jour ou l’un des deux, peut-être tout simplement emprunt à un petit coup de mou, imagine tout faire péter en changeant principalement tout ce qui fonctionnait très bien jusque-là, peut être juste pour voir... sauf que pour nous, spectateurs de cette délicieuse comédie, le sel en est que nous savons tous pertinemment bien que moins de trois mois après cette soirée improvisée, amicale, ludique et enflammée, Napoléon se fera sacrer Empereur, dans la Cathédrale de Chartres qui plus est.

Plongeant notre pays dans une nouvelle ère dont nous ressentons encore aujourd’hui nombre d’effets.
Et si donc c’était juste ça être visionnaire, avoir des visions simples et de bon sens, avec seulement le désir profond qu’elles arrêtent un jour d’être des visions.

En tout cas pour ce qui me concerne, monter cette pièce maintenant, c’est donné à voir cette incroyable soirée par le trou de serrure, c’est vouloir parler simplement de très grands hommes qui comme chacun sait, ne sont jamais que de très grands enfants.

Que l’on fait mine de ne pas voir comme tels, tant leurs convictions et les Dieux qui les protègent semblent les rendre invulnérables.

Donc une mise en scène ludique, aussi légère qu’une bonne soirée passée entre amis, mais aussi parfois imprévisible dans son déroulement, avec certains passages étonnants et baroques.

Je remercie Alain Pochet qui reprend le rôle de Cambacérès qu’il avait déjà tenu dans la première version, d’avoir convaincu son ami Jean de me confier la réalisation d’une nouvelle version, peu de temps avant son départ. Dans une direction qu’il appelait de ses vœux et qui l’enchantait.

Je remercie Aurélien Wiik de venir nous offrir toute sa puissance de feu et tout son imaginaire flamboyant pour nous laisser entrevoir tous les contrastes et innombrables nuances de l’âme que l’on peut apporter à un tel monument, tout en garantissant à notre Napoléon une crédibilité de tous les instants.

Enfin je remercie d’avance tout le public qui devrait se faire une joie de se retrouver pour passer un petit moment de connivence et de grâce autour de l’esprit de cet homme qui nous a tant donné.

ALAIN SACHS

 

 

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